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Devis

Agroalimentaire

Transitaire agroalimentaire : vos denrées de l’Europe vers l’Afrique, et retour

Un produit alimentaire arrive vendable s’il a gardé sa température, s’il lui reste assez de vie et si ses papiers sont en règle. Ces trois conditions se règlent avant l’enlèvement, que la marchandise parte vers l’Afrique ou en revienne.

Le bon contenant pour chaque denréeSolution la plus fréquente, à confirmer selon le volume et la destination
Type de denréeContenant ou mode le plus courant
Pâtes, riz, conserves, biscuitsConteneur sec standard
Eaux, jus, sodas20 pieds, limité par le poids
Viandes, poissons et légumes congelésConteneur frigorifique en négatif
Chocolat, confiserie, produits grasFrigorifique ou départ hors saison chaude
Fruits frais d’AfriqueFrigorifique ventilé ou fret aérien
Fèves, grains, noix en sacsConteneur ventilé

Pour un transitaire agroalimentaire, la marchandise a une horloge et un thermomètre. Des biscuits, des cuisses de poulet congelées et des mangues mûres ne se préparent pas de la même manière, mais chacun doit arriver consommable et vendable. T2SL Freight achemine ces denrées par mer et par air, à l’aller vers l’Afrique comme au retour vers l’Europe, et se charge aussi les formalités douanières qui l’accompagnent. Tout envoi sous température dirigée fait d’abord l’objet d’une étude.

Quelles denrées, dans quel sens

Vers l’Afrique, nous voyons surtout partir :

  • des produits d’épicerie : riz, semoules, farines, huiles, conserves, sucreries ;
  • des boissons, avec ou sans alcool ;
  • du lait en poudre, des laits pour nourrissons et des produits laitiers ;
  • des produits congelés : volaille, poisson, légumes, crèmes glacées ;
  • des matières premières et additifs destinés aux industries locales.

Vers l’Europe, les flux concernent plutôt :

  • les fruits frais, mangue, ananas, avocat, agrumes ;
  • les légumes hors saison et les racines comme l’igname ou le manioc ;
  • les produits de rente : cacao, café, cajou, sésame, beurre de karité ;
  • les épices, fruits secs et farines ;
  • les produits de la mer, sous des conditions sanitaires strictes.

Chaleur et condensation : le risque des produits secs

Un conteneur ordinaire n’a ni isolation ni aération. Exposé au soleil sur le pont, il chauffe dans la journée et se refroidit la nuit. L’eau contenue dans l’air, dans le bois des palettes et dans le carton se dépose alors sur le plafond et finit par goutter sur les cartons. Pour s’en prémunir, on utilise des palettes bien sèches, on suspend des absorbeurs d’humidité le long des parois et on couvre le haut de chaque palette d’une feuille protectrice.

Les produits riches en matières grasses, chocolat en tête, ne supportent pas ces écarts. Un conteneur frigorifique réglé au frais, ou une expédition programmée en dehors de la saison chaude, s’envisage dès le chiffrage. Pour les boissons, la difficulté est ailleurs : les bouteilles pèsent lourd, et la charge admise est atteinte avant que le conteneur soit rempli.

Transitaire agroalimentaire et chaîne du froid

Techniquement, on parle d’une caisse isolée équipée d’un groupe de production de froid, alimentée électriquement au terminal puis à bord. Quatre règles conditionnent son bon usage :

  • la marchandise entre froide : elle a été descendue à la bonne valeur dans une chambre froide, le groupe ne servant qu’à la maintenir ;
  • l’air doit circuler : il est pulsé par le plancher, remonte à travers le chargement et revient par le haut, d’où l’interdiction de dépasser la ligne de charge marquée sur les parois ;
  • un seul réglage : la température, et pour les produits végétaux le taux d’aération et d’humidité, sont décidés au moment de réserver puis inscrits dans le dossier ;
  • on charge vite : un quai non réfrigéré, portes ouvertes, fait perdre le froid très vite.

À l’arrivée, la chaîne continue. Le conteneur reste branché au terminal pendant le dédouanement, puis rejoint l’entrepôt du destinataire sur un véhicule adapté. Nous vérifions ces conditions avec lui avant de réserver.

Mer ou avion

L’épicerie sèche et les boissons partent sans difficulté dans un conteneur entier classique. Les congelés et les produits frais capables de supporter une traversée voyagent en conteneur frigorifique. Le fret aérien se réserve aux denrées très fragiles ou chères : fruits cueillis à maturité, fleurs coupées, aromates, poissons frais. Le choix se fait en additionnant les étapes, traversée, attente au port, contrôles à l’arrivée, puis en vérifiant qu’il reste bien inférieur à ce que la denrée peut endurer.

Certificats, dates et étiquetage

Pour exporter vers l’Afrique

Selon le produit et le pays, l’envoi réunit un certificat sanitaire pour ce qui est d’origine animale, un certificat phytosanitaire pour les végétaux concernés, un certificat d’origine et, parfois, un certificat de conformité, une analyse de laboratoire ou une attestation halal. L’étiquette doit respecter les règles locales de langue et de mentions, et certains pays exigent l’enregistrement du produit par l’importateur ou une durée de vie minimale à l’arrivée.

Personne ne connaît mieux que votre acheteur ce que réclameront ses autorités : obtenez de lui une liste écrite des pièces avant toute fabrication ou impression d’étiquettes. Nous la confrontons aux textes en vigueur et établissons la déclaration d’export.

Pour importer en France

Toute nourriture qui arrive dans l’Union européenne est contrôlée dès sa frontière extérieure. Sauf rares exceptions, fruits et légumes frais sont accompagnés d’un certificat phytosanitaire émis là où ils ont poussé. Pour ce qui vient de l’animal, seuls certains pays et certaines usines agréées peuvent expédier. Un produit bio réclame son certificat d’inspection ; enfin, pour être mis en rayon, l’article doit porter une étiquette rédigée en français et rester sous les seuils autorisés de pesticides. Le parcours complet est décrit sur notre page importer depuis l’Afrique.

Erreurs qui coûtent cher

  • Imprimer les étiquettes sans connaître les exigences du pays : réétiqueter à l’arrivée peut dépasser la marge.
  • Demander le certificat une fois la marchandise partie, alors qu’il atteste un contrôle antérieur au départ.
  • Charger un produit tiède en comptant sur le groupe froid.
  • Oublier l’attente au port de destination dans le calcul de la durée de vie.
  • Associer des fruits qui mûrissent mutuellement par le gaz qu’ils dégagent.

Votre envoi, étape par étape

  1. Vous nous décrivez la denrée : à quelle température elle se garde, jusqu’à quand, en quelle quantité et pour quelle ville.
  2. Nous choisissons le mode et dressons la liste des certificats à obtenir, au départ comme à l’arrivée.
  3. La place est retenue à bord ou en soute, et l’enlèvement est fixé.
  4. La déclaration d’export est déposée ; votre destinataire reçoit les pièces dont il aura besoin.
  5. Dans le sens Afrique-France, le dossier est prêt pour le contrôle frontalier et la douane française.

Une description du produit avec sa température, ses dates et son volume suffit pour lancer la demande de devis.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le conteneur frigorifique peut-il abaisser la température de mes produits ?

Il n’est pas fait pour cela. Son groupe froid conserve la température d’une marchandise qui y entre déjà à la bonne valeur. Chargée trop chaude, elle refroidit lentement et inégalement, ce que l’enregistreur de température fera apparaître.

Quelle date limite doivent avoir mes produits au moment de l’expédition ?

Une durée suffisante pour couvrir la traversée, le passage en douane à l’arrivée et la mise en vente. Certains pays imposent aussi un minimum de durée de vie restante à l’importation. Communiquez-nous les dates dès la demande de cotation, car elles orientent le choix entre mer et avion.

Comment obtient-on un certificat sanitaire ou phytosanitaire pour exporter ?

L’exportateur le demande aux services officiels du pays de départ : services vétérinaires pour ce qui est d’origine animale, services de protection des végétaux pour les plantes et produits végétaux. Il doit être établi avant l’expédition, au format qu’attend le pays importateur.

Peut-on regrouper des produits frais et des produits secs ?

Dans un conteneur frigorifique, il n’existe qu’un réglage de température. Des denrées qui se conservent à la même température peuvent partager le conteneur, à condition de ne pas s’échanger d’odeurs et, pour les fruits, d’être compatibles. À défaut, il faut prévoir deux envois.

Que faut-il pour faire entrer des fruits africains en France ?

En règle générale, un certificat phytosanitaire émis dans le pays d’origine et un passage par un poste de contrôle frontalier à l’entrée dans l’Union européenne. Viande, lait, poisson ou miel relèvent de conditions plus sévères : le pays producteur et l’usine elle-même doivent figurer parmi ceux autorisés. Nous vérifions le régime applicable avant le départ.

Mon assurance couvre-t-elle une rupture de la chaîne du froid ?

Pas forcément. De nombreuses polices indemnisent la perte ou la casse, mais excluent l’avarie causée par une panne du groupe froid ou par un retard. Vérifiez cette clause et choisissez la garantie en fonction du produit, avant l’embarquement.

Un envoi à préparer ?

Quelques lignes suffisent pour lancer l’étude, ou appelez le 06 34 78 72 93. Chaque poste du prix est détaillé.

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