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Devis

Dossier export véhicule

Documents pour exporter une voiture en Afrique : le dossier pas à pas

Un véhicule ne quitte pas le port sans un dossier complet et cohérent. Voici les pièces à préparer, dans quel ordre, et les détails qui suffisent à faire échouer un embarquement.

Les pièces du dossierEt la question à laquelle chacune répond
PièceCe qu’elle prouve
Certificat d’immatriculation originalL’identité du véhicule et son titulaire
Certificat de situation administrativeL’absence de gage ou d’opposition
Facture ou certificat de cessionLa propriété et la valeur
Pièce d’identité ou extrait KbisL’identité de l’expéditeur
Déclaration d’exportationL’autorisation de sortie de l’Union européenne
ConnaissementLe droit de retirer le véhicule à l’arrivée

Quels documents faut-il pour exporter une voiture en Afrique ? Un dossier d’export répond à trois exigences successives. Il faut d’abord montrer que le véhicule est bien à vous et qu’aucune dette ne pèse dessus. Il faut ensuite obtenir de la douane française l’autorisation de le faire sortir de l’Union européenne. Il faut enfin donner au destinataire de quoi le faire entrer dans le pays d’arrivée. Les deux premières étapes sont identiques pour toutes les destinations ; la troisième dépend de chaque État et évolue souvent. Voici comment procéder, dans l’ordre.

Étape 1 : établir que la voiture vous appartient

Le certificat d’immatriculation

C’est la pièce maîtresse, la « carte grise ». Il faut l’original, pas une photocopie : il accompagne le dossier jusqu’à destination, où il sert au dédouanement puis à la nouvelle immatriculation.

Les justificatifs d’achat

Si l’achat est récent, réunissez le certificat d’immatriculation barré, daté et signé par l’ancien titulaire, le certificat de cession et la facture. Achetée chez un professionnel, la voiture doit figurer sur la facture avec son numéro d’identification, le VIN (vehicle identification number), suite de dix-sept caractères gravée sur le châssis.

L’identité de l’expéditeur

Un particulier fournit une pièce d’identité valide. Une entreprise fournit son extrait d’immatriculation et son numéro EORI, l’identifiant attribué par la douane aux opérateurs économiques.

Un point de vigilance avant tout : le nom doit être écrit de la même façon sur chaque document. Une lettre manquante ou un véhicule resté au nom d’un tiers sans preuve de vente suffit à faire rejeter le dossier.

Étape 2 : prouver que le véhicule est libre

Le certificat de situation administrative, que l’on appelait autrefois certificat de non-gage, signale deux types de blocage. Le gage correspond à un crédit encore en cours. L’opposition peut venir d’amendes impayées, d’une déclaration de vol ou d’une procédure engagée après un accident. La demande est gratuite : elle se fait en ligne, sur le service public dédié, en saisissant quelques informations figurant sur votre carte grise.

Faites cette démarche à deux moments : avant l’achat, pour ne pas payer une voiture que vous ne pourrez pas sortir du territoire, puis peu avant la remise au port, car la douane veut une version récente.

Préparez aussi un justificatif de valeur : la facture, ou une attestation sur l’honneur si vous possédez le véhicule depuis longtemps. Gardez le même montant partout, dans la déclaration d’export, dans l’assurance transport et dans le dossier d’importation.

Étape 3 : la déclaration d’exportation

Chaque véhicule qui sort de l’Union européenne fait l’objet d’une déclaration en douane, que l’expéditeur soit un particulier ou une société. Nous l’établissons à partir de vos pièces et du VIN, dans le cadre de nos formalités douanières.

Sur le terminal, la douane peut examiner la voiture : correspondance du VIN avec le certificat d’immatriculation, situation administrative, contenu de l’habitacle. Tant que la déclaration n’est pas validée, le véhicule ne monte pas à bord et le stationnement sur le parc portuaire se facture.

Une fois le navire parti, la douane atteste la sortie du territoire. Conservez précieusement ce document. Il permet de signaler l’export à l’administration des immatriculations et de résilier votre assurance, ce qui vous met à l’abri d’avis de contravention ultérieurs. Pour un vendeur professionnel, il justifie en outre la vente hors taxe.

Le trajet jusqu’au port : la question des plaques

Le navire n’impose aucune plaque particulière. La question ne se pose que pour rouler jusqu’au terminal :

  • voiture immatriculée en France à votre nom et assurée : elle circule normalement jusqu’au port ;
  • voiture achetée en France pour l’export, pas encore enregistrée à votre nom : elle roule sous plaques provisoires, sinon elle part en camion ;
  • voiture achetée en Allemagne ou en Belgique : plaques d’export ou de transit délivrées sur place, valables peu de temps ;
  • voiture en panne ou sans contrôle technique valide : enlèvement sur plateau.

Si les plaques ou l’assurance ont une durée courte, calez l’achat sur la date de remise au port. En cas de doute sur le calendrier, l’enlèvement par camion règle la difficulté.

Les papiers du transport

Le connaissement, émis après le chargement à bord, est le titre qui permet au destinataire de retirer la voiture. Il indique la marque, le modèle et le VIN : relisez le projet avec soin, car une erreur d’un seul caractère peut bloquer le dédouanement à l’arrivée. Pour les pays qui l’exigent, nous faisons émettre un bordereau de suivi de cargaison en nous appuyant sur ces mêmes pièces, comme l’explique notre page sur le BSC, le BESC et l’ECTN. Si vous avez assuré le véhicule, joignez le certificat d’assurance.

Côté destination

Votre destinataire présentera en général le connaissement, le certificat d’immatriculation original, la facture et sa pièce d’identité. Selon le pays s’ajoutent un âge maximal pour les occasions, une inspection, un contrôle technique local ou une autorisation d’importer. Ces règles changent au gré des textes nationaux : nous les vérifions pour votre véhicule avant de réserver.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Pas de certificat de cession alors que la carte grise porte encore le nom du vendeur.
  • Gage découvert au passage en douane.
  • VIN illisible ou différent de celui de la carte grise.
  • Bagages laissés dans une voiture qui part en navire roulier, où elle doit en règle générale voyager vide. Pour emporter des affaires, mieux vaut le conteneur.
  • Originaux oubliés dans la boîte à gants ou postés sans suivi.
  • Véhicule trop âgé pour le pays d’arrivée.

Pour lancer votre dossier, transmettez-nous la carte grise scannée, le pays visé et votre calendrier par notre demande de cotation. Nous listons les pièces manquantes, le mode de transport adapté et le coût, dont la construction est expliquée dans le guide sur ce que coûte l’envoi d’un véhicule par la mer. Le service complet est présenté sur la page exporter sa voiture vers l’Afrique.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

J’achète une voiture d’occasion pour l’envoyer en Afrique : que vérifier avant de payer ?

Demandez au vendeur le certificat de situation administrative récent et contrôlez qu’aucun gage ni opposition n’y figure. Vérifiez aussi que le numéro de série frappé sur le véhicule correspond à celui du certificat d’immatriculation. Ces deux contrôles évitent d’acheter une voiture que la douane refusera de laisser partir.

Le véhicule est encore au nom de l’ancien propriétaire, est-ce bloquant ?

Pas forcément, si vous pouvez prouver la vente : certificat d’immatriculation barré et signé, certificat de cession et facture. L’essentiel est que la chaîne de propriété soit lisible jusqu’à vous. Décrivez-nous votre situation avant de remettre le véhicule, nous vous dirons si le dossier tient.

Qui dépose la déclaration en douane pour mon véhicule ?

Nous la préparons et la déposons pour les véhicules que nous expédions, à partir des pièces que vous nous transmettez. Cette déclaration est due par tout le monde, particulier comme entreprise, dès lors que le véhicule sort de l’Union européenne.

Dois-je envoyer les originaux ou des copies ?

Des copies suffisent pour monter le dossier et préparer la déclaration. Le certificat d’immatriculation original doit en revanche être remis, car il servira au dédouanement et à l’immatriculation dans le pays d’arrivée. Ne le laissez jamais dans le véhicule.

Que faire en France une fois la voiture partie ?

Gardez la preuve de sortie du territoire délivrée par la douane et une copie du certificat d’immatriculation. Elles vous serviront à signaler l’export à l’administration des immatriculations et à résilier votre assurance. Pour un professionnel, elles justifient aussi la vente en exonération de taxe.

Le pays d’arrivée peut-il refuser ma voiture ?

Oui, si elle ne respecte pas ses règles : âge maximal des véhicules d’occasion, inspection obligatoire, autorisation préalable. Ces conditions changent d’un pays à l’autre et dans le temps. Nous les vérifions pour votre destination avant de réserver la place.

Un envoi à préparer ?

Quelques lignes suffisent pour lancer l’étude, ou appelez le 06 34 78 72 93. Chaque poste du prix est détaillé.

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